Traitement des cicatrices

Les cicatrices sont dues à un traumatisme (choc, objet coupant ou brûlure) ou à une suture chirurgicale. Elles apparaissent dès que le derme est traversé. C’est donc la partie profonde de la peau qui est donc concernée.

Les lésions superficielles touchant uniquement l’épiderme disparaissent le plus souvent sans traces.

Il est impossible de faire disparaître complètement une cicatrice, que ce soit par la chirurgie ou par tout autre moyen (pommade, peeling, laser). En revanche, il est possible d’en améliorer l’aspect.

La reprise chirurgicale est en général proposée sur une cicatrice stable ayant évolué depuis 12 à 24 mois. La cicatrice est anormale ou vicieuse. Par la chirurgie, on obtient une nouvelle cicatrice que l’on espère moins gênante. On recense plusieurs types de cicatrices disgracieuses et incommodantes :

  • la cicatrice rétractile est indurée et peut limiter les mouvements de la face ou d’un membre. Des plasties en Z d’allongement sont possibles,
  • la cicatrice ulcérée est fragile avec des « écorchures » fréquentes et des écoulements,
  • la cicatrice hypertrophique, ou chéloïdienne, est inflammatoire, prurigineuse rouges, épaisse  » en relief « , et ses traitements sont difficiles, tant et si bien que de nombreuses récidives sont à prévoir,
  • les larges cicatrices inesthétiques sont pigmentées, irrégulières adhérentes ou à l’origine d’un décalage.

La suture faite par un chirurgien plasticien est extrêmement minutieuse. Même si techniquement elle est optimale, il faut garder à l’esprit que la cicatrisation est un phénomène aléatoire, et surtout propre à chaque patient. La qualité ne peut pas être garantie.

La reprise chirurgicale d’une cicatrice

La reprise chirurgicale consiste à exciser la cicatrice défectueuse et à refermer en adoptant une méthode de suture parfaite. Le but est d’obtenir une cicatrice plus discrète.

Dans certains cas où les zones cicatricielles sont très étendues, différentes techniques peuvent être nécessaires. On peut citer les excisions en plusieurs fois, les greffes cutanées ainsi que les plasties locales utilisant la peau de voisinage. Lorsque le cas est complexe, on a recours à des prothèses d’expansion cutanées. Il s’agit de ballonnets gonflables placés sous la peau saine voisine et qui sont gonflés progressivement. Ils vont alors distendre la peau saine et la déployer ensuite sous forme de lambeaux en remplacement des zones cicatricielles.

La plupart du temps, les reprises ont lieu sous anesthésie locale, en particulier pour les cicatrices courtes. Dans le cas des cicatrices longues ou adhérentes, la reprise se fera sous anesthésie générale.

Dans certains cas, les fils sont soit résorbables. Si ce n’est pas le cas, ils sont retirés le 7ème ou le 15 ème jour.

En post opératoire, il est indispensable de masser les cicatrices avec une crème cicatrisante et de les protéger des rayons solaires en portant un vêtement ou en appliquant un écran total indice 50+. Cette protection est à adopter pendant une année. Le gel de silicone sous forme de pommade ou de plaque est systématiquement prescrit dans le but de prévenir une récidive éventuelle du relief. Dans le même temps, il améliore le confort, car il réduit le prurit.

Le laser CO2 et les cicatrices du visage

Si le peeling moyen est peu efficace sur les cicatrices, le laser CO2 est en revanche un bon complément, notamment sur les cicatrices en relief de la face. Il a remplacé la dermabrasion mécanique qui est une abrasion par micro-brosse métallique. Elle est plus agressive et pourtant, le résultat est assez aléatoire sur la profondeur du derme traitée.

Le laser permet une abrasion régulière de la cicatrice. Il est proposé pour les cicatrices en relief de la face.

L’abrasion atténue les reliefs et améliore les dyschromies (couleurs anormales) des cicatrices. Un « gommage » de la cicatrice est réalisé.

Le LASER C02 est ablatif, c’est-à-dire qu’il supprime l’épiderme et le derme superficiel. Sa pratique est soumise à des règles très précises.

La préparation cutanée débute 4 semaines avant l’intervention. Elle se fait avec des crèmes spéciales. Cette préparation sert à éviter les dépigmentations et les rebonds pigmentaires. Il est préférable de pratiquer l’opération en hiver. Il s’ensuit une durée de cicatrisation et d’éviction sociale de 12 jours.

La peau reste rouge jusqu’à 2 à 3 mois. Elle peut être maquillée en se servant d’une crème teintée.

L’application quotidienne d’une protection solaire durant une année entière est indispensable. L’exposition au soleil est formellement déconseillée les deux premiers mois, car le risque d’hyperpigmentation est important.

Le laser CO2 peut nécessiter deux séances à 6 ou 12 mois d’intervalle.

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