Chirurgie réparatrice cancer de la peau

Il existe plusieurs types de cancers de la peau avec des niveaux de gravité différents.

Certains sont très fréquents comme l’épithélioma baso cellulaire. Il existe un autre type de lésion un peu moins fréquente : l’épithélioma spino cellulaire. Le mélanome est malheureusement plus fréquent. Sans compter qu’il peut survenir chez une personne jeune, voire chez les enfants.

L’épithélioma baso cellulaire

Il s’agit d’un cancer touchant les personnes d’âge mûr. Il évolue lentement et localement, sans risque d’extension aux organes du corps. Il survient en général sur les zones exposées de la face du crâne et des membres et peut également exister sur le corps .

Ce cancer prend plusieurs formes, notamment, une plage rosée avec ou sans contour en relief, ou encore, une lésion pigmentée en relief. Le plus souvent, le diagnostic est fait par le dermatologue.

Lorsque la lésion est évidente, la biopsie n’est pas nécessaire. En revanche, dès qu’il existe le moindre doute ou que la localisation nécessite la réalisation d’une greffe ou d’un lambeau plus délicat ( nez, paupière, oreille, lèvres), la biopsie précède le traitement chirurgical.

Des marges de sécurité autour de la lésion sont nécessaires et la réparation nécessite le recours à des lambeaux de voisinage ou à une greffe de peau.

L’intervention a lieu au bloc opératoire sous anesthésie locale et sédation veineuse en ambulatoire.

L’examen histologique est obligatoire afin d’analyser la lésion et d’en préciser les marges réelles d’exérèse. Dans de rares cas, des recoupes peuvent s’avérer nécessaires.

Des soins locaux sont prescrits à domicile avec l’aide d’une infirmière, et ce, jusqu’à la cicatrisation complète.

La protection solaire est indispensable sur les zones exposées, car d’autres épithéliomas peuvent y émerger.

La surveillance locale de votre dermatologue est indispensable. Ce spécialiste vous précisera la cadence des consultations pour détecter toute résurgence de la lésion ou l’apparition d’autres épithéliomas.

L’épithélioma spinocellulaire

Il survient chez la personne âgée. La lésion présente un aspect peu pigmenté, ulcéré ou bourgeonnant. Elle peut saigner.

Le diagnostic est donné par le dermatologue. Le traitement est chirurgical, semblable à celui de l’épithélioma baso cellulaire.

Ce cancer est dangereux, car il peut déboucher sur une extension générale. Le dermatologue vous prescrit un bilan associant radiographie, échographie, et parfois, un scanner pour déceler ce type de développement.

La surveillance par le dermatologue est indispensable afin de détecter toute récidive locale ou extension générale.

Le mélanome

Il peut survenir à tout âge. On constate cependant qu’il touche des sujets de plus en plus jeunes, ces derniers étant friands des expositions prolongées au soleil. Or, cette pratique contribue lourdement au développement de ce cancer. Le risque est donc réel !

Le mélanome peut aussi se développer chez les enfants présentant un naevus congénital. Voilà pourquoi, toute lésion présente à la naissance doit faire l’objet d’une consultation de chirurgie plastique dans le but d’exciser cette lésion avant la puberté.

Dans la plupart des cas, ce cancer prend l’aspect d’une tumeur noire se développant sur un grain de beauté. La transformation est extrêmement rapide. Très rarement, le mélanome est « achromique ». Il est alors dépourvu de pigmentation noire, mais se présente comme une lésion rouge ou blanche. Le diagnostic est rendu difficile entraînant des retards de prise en charge.

Toute transformation ou extension anormale des contours d’un naevus doit faire évoquer le diagnostic.

Toute tumeur noire ou claire au contact d’un grain de beauté, pour peu qu’elle se transforme et évolue rapidement, est impérativement montrée au dermatologue et le plus rapidement possible.

Un mélanome peut également devenir une lésion en relief et saigner.

Le mélanome possède plusieurs stades d’extension, d’abord horizontale en surface, puis verticale vers la profondeur.

Si le diagnostic est fait rapidement, l’extension verticale est très faible, voire inexistante. Le traitement chirurgical permet alors de donner la guérison.

La biopsie est indispensable pour le diagnostic et la classification en grades de la gravité du mélanome.

Dès que le diagnostic est établi, le dossier est présenté à un staff multidisciplinaire composé d’un médecin oncologue, d’un chirurgien et d’histologistes.

C’est durant cette réunion collégiale de médecins spécialistes que sont proposés le protocole de traitement et les marges nécessaires du traitement. Ce dernier est avant tout chirurgical. Le bilan d’extension envisagé est différent selon le grade du mélanome et sa localisation.

Les marges de 1 à plusieurs centimètres nécessitent la réalisation de plastie locale ou de greffe cutanée.

Au niveau des membres, où l’élasticité cutanée est faible, les greffes sont fréquentes.

L’intervention a lieu sous anesthésie locale pour les petites lésions.

Les lésions de grade plus important nécessitent des marges plus larges accompagnées de la réalisation d’une greffe. Celle-ci est faite au bloc opératoire sous anesthésie générale avec au moins une nuit d’hospitalisation.

Le premier pansement de la greffe a lieu le 4ème jour. Il est effectué par le chirurgien. Par la suite, des soins locaux par une infirmière sont prescrits pendant 2 à 3 semaines ensuite.

Durant les deux premières années, la surveillance par le dermatologue et l’oncologue est très rapprochée. L’objectif est de détecter toute récidive.

Le mélanome est une maladie grave dont le traitement chirurgical rapide demeure le meilleur remède.

La prévention est capitale. À ce titre, il ne faut pas lésiner sur la protection solaire des jeunes enfants et des adultes à peau très claire ou roux. Ce sont les deux catégories de population présentant un risque accru de cancers cutanés et de mélanome.

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